Exposition C.Gosset, M.Delforge, M.Gilmant et J. Sahagún
L'Espace 14ème art expose :
- Corine Gosset (photographe)
- Marc Delforge (photographe)
- Marc Gilmant (photographe)
- José Sahagùn (sculpteur)
exposition du 16 mai au 28 mai 2013
vernissage le samedi 18 mai de 17.00 à 20.30 heures
ouverture le weekend: 14.00 à 18.00 heures
en semaine : 14.00 à 18.00 heures
venez découvrir leurs univers,
Corine Gosset:
Photographe, Corine Gosset se caractérise par sa spontanéité et sa recherche perpétuelle de la couleur. Nulle analyse, ni réflexion au moment de la prise de vue nous pouvons parler ici de pulsion instinctive. Ses photos ont pour nous un petit air familier car elle met l’accent sur ce que nous côtoyons mais que nous ne voyons plus.
Elle saisit un détail dans l’instant fugace et magique que lui confère la lumière naturelle et qui sous son regard particulier compose alors un tableau presque abstrait qu’elle nous invite à partager sans passage par diverses manipulations informatiques.
Il n’en va pas de même pour sa récente série intitulée Codes barre, où elle part à la recherche de l’essentiel de ce qui constitue ses photographies ……les couleurs qui les composent.
Marc Delforge:
"L’esprit analytique et original de Marc Delforge questionne la perception quotidienne du réel pour en extraire simplicité et beauté essentielle. Son regard cherche, voit et abstrait pour conférer un sens nouveau à ce qui, paradoxalement, n’en avait pas. Son travail nous offre ainsi une réflexion indispensable à la compréhension de l’histoire des petites choses de notre monde et de nous-mêmes, en nous faisant douter constamment de que nous regardons et pourtant nous ne voyons pas."
Marc Gilmant:
Mon travail est centré sur une approche de la lumière naturelle.
Une lumière révélatrice de formes, de traces, de détails et de ces bouts de mémoire que le temps transforme et que nous voyons sans voir.
Une lumière provoquant ombres et reflets se jouant des matières et des couleurs sur lesquelles ils se posent.
Jusqu’à proposer une autre réalité.
L’écriture photographique en est plus picturale, plus abstraite.
Ma démarche se rapproche alors de celle d’un peintre :
proposer un autre regard sur les choses.
Mais là où la peinture « interprète »la réalité,
la photographie en révèle ses mystères.
Précision importante : il n’y a pas de recomposition, recadrage, montage, intervention informatique.
José Sahagùn:
Là où vous n’auriez vu qu’un bête vieux bout de fer, José Sahagun voit une forme. Là où, pour vous, il n’y a qu’un stupide gros caillou qui prend de la place, José découvre une évidence et s’étonne qu’elle ne vous ait pas frappée : il suffirait, vous dira-t-il, de plier un rien cette ferraille, de travailler un tantinet cette pierre, et vous verrez que ces deux là sont faits pour voyager ensemble.
N’allez cependant pas croire trop vite ce qu’il raconte : si sa pierre et sa tôle dialoguent effectivement à la perfection, ce n’est dû ni à un léger pliage ni à un petit bricolage, mais c’est bien le fruit d’une profonde réflexion, d’une taille de pierre et d’une technique du métal parfaitement maîtrisées, et d’un gros, d’un très gros travail.
D’un travail constant et permanent : de toutes les matières qu’il trouve ou découvre, de tous les déchets industriels qui lui tombent sous la main, José puise les matériaux d’une œuvre multiforme, étonnante, inventive et toujours nouvelle : José Sahagun est une boîte à idées (une idée à la minute semble être sa moyenne), un trouveur de solutions mais aussi et surtout un bosseur infernal.
Le calme et l’attitude Zen, ce n’est pas vraiment son truc. La vie lui semble trop courte pour raconter tout ce qu’il a à dire, et le mot ‘‘repos’’ ne fait apparemment pas partie de son vocabulaire.
Il y a cependant un point noir chez José Sahagun, un défaut rédhibitoire, et c’est son indécrottable mauvaise foi. La preuve : dites-lui ce que vous venez de lire, et il vous répondra que ce n’est même pas vrai !


















